Si vous suivez la prophylaxie antipaludique dans les pays et régions indiquées par votre médecin et si vous respectez les indications de la prescription, le risque de contracter la malaria à falciparum est faible. La malaria à falciparum est la forme la plus fréquente et la plus grave de la maladie. En revanche, si vous voyagez dans des régions résistantes, vous devez savoir qu'il existe un risque occasionnel de contracter la malaria. La malaria à P. vivax ou ovale ne peut être prévenu que pendant la durée de la prise de médication prophylactique. Plusieurs mois, voire plusieurs années après l'arrêt de la prophylaxie, une 'première crise tardive' peut se produire. Presque tous les cas de malaria à P. vivax ou ovale relevés dans notre pays sont des 'premières crises tardives'.
Si vous prenez des médicaments antipaludiques, il est important de savoir qu'en cas de vomissements endéans l'heure qui suit la prise, vous devez prendre une nouvelle dose du médicament.
La malaria peut se présenter sous forme de violentes poussées de fièvre et de grands frissons, mais également sous forme de sensation grippale accompagnée de maux de tête sans état fébrile manifeste. La malaria à falciparum comportant un risque complications gravissimes, une prudence extrême est de mise. Une fièvre ou "grippe" qui persisterait plus de deux jours doit, jusqu'à preuve du contraire, être considérée comme un symptôme de malaria. Si vous soupçonnez une crise de malaria, vous devez consulter un médecin. S'il s'avère que vous êtes infecté par un parasite de la malaria, un traitement approprié pourra vous être administré.
Si vous développez une fièvre suite à un séjour dans une région tropicale, la possibilité que vous soyez atteint de la malaria doit toujours être envisagée.
Aucun traitement préventif antipaludique n'est efficace à 100%.
Vous devez savoir qu'il existe un risque que vous contractiez la malaria même si vous prenez correctement vos médicaments antipaludiques. La malaria peut se présenter sous forme de violentes poussées de fièvre et de grands frissons, mais également sous forme de sensation grippale accompagnée de maux de tête sans état fébrile manifeste. La malaria à P.falciparum comportant un risque de complications gravissimes, une prudence extrême est de mise. Une fièvre ou "grippe" qui persisterait plus de deux jours doit, jusqu'à preuve du contraire, être considérée comme un symptôme de malaria.
Durant un séjour dans une région à risque
Si vous soupçonnez une crise de malaria, vous devez faire analyser votre sang par un médecin ou dans un hôpital afin de détecter la présence éventuelle de parasites de la malaria. Un traitement approprié peut alors vous être administré si nécessaire. Si aucun médecin ni hôpital n'est accessible, vous pouvez, si votre 'grippe' persiste deux jours, prendre un traitement d'urgence conformément à la prescription. Il est toutefois conseillé de consulter un médecin (local) après la prise d'un traitement d'urgence. La consultation d'un médecin s'impose à fortiori dans le cas où vous ne réagissez pas au traitement de manière appropriée ou si la fièvre persiste après 48 heures.
La malaria identifié à temps est parfaitement guérissable et sans risque de récidives.
A votre retour en Belgique
Même après votre retour en Belgique, vous pouvez encore contracter la malaria, soit durant la prise de votre traitement prophylactique, soit après l'arrêt de celui-ci. Après un séjour dans une région impaludée, toute "grippe" peut correspondre à un début de malaria à falciparum. En cas de symptôme grippal, vous devez donc consulter votre médecin.
N'oubliez pas de lui faire savoir que vous avez récemment séjourné dans une région touchée par la malaria! Il existe des médicaments efficaces pour traiter la malaria. La malaria à P. vivax ou P. ovale constitue une autre forme importante de la malaria. Cette forme particulière peut encore être à l'origine de crises de malaria plusieurs mois et jusqu'à quatre ans environ après l'arrêt de la prophylaxie antipaludique. Ces crises s'accompagnent de poussées de fièvre et de grands frissons qui, de manière caractéristique, se reproduisent tous les jours. On parle dans ce cas de forme bénigne de malaria, car elle entraîne rarement la mort. Des médicaments efficaces existent également pour cette forme de malaria.
Traitement
Le traitement de la malaria dépendra en fin de compte de la région à risque où la contamination est survenue. Il faut en effet savoir que, dans certaines régions, le parasite de la malaria est résistant à certains médicaments. Par ailleurs, le traitement sera différent selon que la contamination est due au Plasmodium falciparum, ou au Plasmodium vivax/Plasmodium ovale. Le choix du médicament diffèrera également selon qu'une prophylaxie antipaludique ait été prise ou non durant le séjour dans une région à risque.
Il est en effet possible d'acquérir une certaine forme d'immunité, mais cette immunité ne sera que partielle (elle protège d'une forme grave de la maladie ou de la mort). Cette immunité partielle s'acquiert par la contraction d'infections répétées durant un certain nombre d'années successives. La population locale des régions à risque, tout comme les coopérants au développement qui travaillent depuis des années dans des régions à risque, ont développé une certaine forme d'immunité. Toutefois, les enfants n'acquièrent PAS cette immunité et sont extrêmement sensibles à la malaria. Toutes les 30 secondes, un enfant meurt en effet des suites de la malaria.
Enfin, il faut savoir que cette forme d'immunité s'estompe rapidement. Les allochtones et les personnes d'origine africaine vivant depuis plusieurs mois en Belgique, tout comme les coopérants au développement ou les personnes voyageant dans les zones tropicales revenus en Belgique depuis 1 an par exemple, doivent être considérés comme NON-IMMUNISES. Par conséquent, lors d'un prochain séjour dans une région impaludée, elles doivent prendre les mêmes mesures antipaludiques que le voyageur ordinaire.
Il est bien connu que les personnes qui, dans le passé, ont vécu dans une région touchée par la malaria, perdent leur immunité s'ils séjournent durant une période prolongée dans un pays où la malaria n'est pas endémique. En d'autres termes, si vous avez contracté la malaria dans le passé, vous pouvez développer à nouveau la maladie si vous êtes de nouveau piqué par un moustique contaminé. Par conséquent, si vous avez déjà été infecté par la malaria et retournez par la suite dans une région à risque, il est conseillé de prendre des médicaments antipaludiques afin de prévenir une nouvelle infection par la malaria.
Durant la grossesse, la malaria peut donner lieu à des complications graves et engendre un risque accru de fausse couche. Certains médicaments antipaludiques ne peuvent pas être pris à certaines périodes de la grossesse. En début de grossesse, il est déconseillé de se rendre dans certaines régions. De même, les produits anti-moustiques à base de DEET doivent être utilisés avec modération.
De manière générale, la demi-vie d'un médicament est prise en considération pour déterminer le délai à respecter entre l'arrêt du médicament et le début d'une grossesse. Sur la base de la demi-vie, un médecin peut savoir combien de temps il faut attendre avant que le médicament ne soit éliminé de l'organisme. L'ovule doit alors pouvoir se développer. Etant donné que cette demi-vie varie selon le médicament, il est recommandé de s'informer auprès de votre médecin et d'en discuter avec lui.
La malaria n'est pas contagieuse par le contact entre êtres humains. Seul un type de moustique spécifique, le "moustique anophèle", est capable de transmettre la malaria d'un être humain à l'autre. En Belgique, ce type de moustique est extrêmement rare. Le risque y est donc extrêmement faible que la malaria soit transmise entre des personnes par cette voie.
Elle peut certainement s'avérer utile, car pour assurer une bonne efficacité des médicaments antipaludiques récents ne doivent être pris qu'1 jour avant le départ vers une région à risque.
Pour plus d'information sur les différentes destinations ou pour des conseils personnalisés, veuillez vous adresser à l'Institut de Médecine Tropicale, auprès d'un centre agréé de conseil aux voyageurs de votre quartier, ou encore à votre généraliste.
Dans l'état actuel de nos connaissances, il n'existe aucun médicament homéopathique destiné à la prévention de la malaria.
Bien entendu, il existe des mesures de protection générales visant à prévenir toute piqûre par un moustique vecteur de la malaria: moustiquaires imprégnées d'insecticide, pantalons longs et chemise à longues manches, utilisation de crème anti-moustiques (DEET) sur zones cutanées non protégées, et autres mesures de ce type. Pour connaître l'efficacité de ces mesures dans la région où vous vous rendez, adressez-vous à votre généraliste, à
l'IMT ou au centre de médecine des voyages de votre quartier.
La malaria à P.falciparum est la forme la plus fréquente de malaria. C'est en général également la forme la plus grave, provoquée par le parasite Plasmodium falciparum. Cette forme de malaria donnera généralement lieu à des plaintes 7 à 10 jours après avoir été piqué par un moustique vecteur de la malaria. Si la malaria à P. falciparum est traité de manière appropriée, la guérison est complète. En revanche, l'absence de traitement donne souvent lieu à des complications graves et peut s'avérer mortelle!
D'autres formes de malaria causées par Plasmodium vivax ou Plasmodium ovale passent par un stade où elles sont présentes à l'état 'latent' dans le foie. Il peut s'écouler des mois (voire parfois des années) avant qu'elles ne 's'éveillent' à nouveau, ne redeviennent actives et ne provoquent des états pathologiques. Si vous développez des symptômes grippaux au cours de cette période, il est recommandé de consulter un médecin et de l'informer du fait que vous avez séjourné dans une région tropicale dans le passé. En règle générale, la malaria provoqué par les deux derniers parasites mentionnés correspond à une forme moins grave.