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Histoire de la vaccination

Des protecteurs avant tout

HistoireSi l'on parle beaucoup de vaccinations aujourd'hui, le principe de cette méthode de protection contre les maladies remonte à la fin du 18e siècle. En effet, c'est en 1796 que Edward Jenner marqua les premiers pas de la vaccination moderne. Une représentation de la vaccination de James Phipps, un garçon de 8 ans, le 14 mai 1796Avant lui, vers 1710 la femme de l'ambassadeur anglais en Turquie avait ramené dans son pays une technique qu'elle avait vu pratiquer par les Turcs. Cette technique consistait à frotter des croûtes de personnes atteintes de variole (aussi appelée " petite vérole ") sur les personnes à protéger. Cependant, cette méthode dénommée " variolisation " était dangereuse. En effet, toute personne en contact avec les germes provoquant la maladie risque de la contracter… Dans le cas de la variole, le danger était même mortel. Heureusement, grâce à un vaste programme de vaccination, cette maladie a été éradiquée de notre planète dans les années 70 !
 

Un peu d'histoire

HistoireJenner s'est demandé s'il n'était pas possible de contourner ce danger. Il avait entendu parler d'un fait assez particulier. Ainsi les garçons et les filles de ferme vivant à proximité de vaches présentant une E. Jenner : 1749-1823maladie semblable à la variole, la vaccine, ne souffraient pas de la maladie. En détachant les petites vésicules qui se trouvaient sur la peau des bovins, il a pu créer une solution qu'il injecta d'abord chez un enfant puis chez trois autres personnes.

Cette nouvelle méthode de protection n'a pas été bien admise par ses contemporains mais Jenner reçut le soutien d'hommes politiques puissants et l'opinion publique se montra par la suite beaucoup plus favorable. Il faudra attendre un siècle pour que Louis Pasteur jette les bases pratiques de la vaccination que nous connaissons. C'est d'ailleurs Pasteur qui inventa le terme " vaccin " en souvenir et en l'honneur de Jenner. Il pût ainsi vacciner du bétail contre la maladie du Charbon du mouton mais surtout il vaccina un jeune Alsacien, Joseph Meister, contre la rage en 1885.

C'est en effet Louis Pasteur qui découvrit comment réduire, atténuer dit-on, la virulence des microbes responsables de différentes maladies, par la chaleur et par d'autres moyens.

Et c'est bien l'objectif du vaccin : protéger contre une affection particulière sans être malade.
 

Une Maladie - Un vaccin

L. Pasteur : 1822-1895Ainsi le vaccin est spécifique d'une maladie. Lorsque nous sommes infectés par un microbe, une bactérie ou un virus, notre organisme réagit en fabriquant des anticorps et des cellules qui combattront l'infection. Malheureusement, certaines maladies lorsqu'elles s'installent provoquent de telles conséquences, à long terme, comme l'hépatite B, ou à court terme, comme la grippe ou la polio, qu'il est préférable d'éviter de les contracter. Si le malade guérit, lors d'un second contact avec le microbe, son organisme réagira beaucoup plus violemment et beaucoup plus rapidement qu'au moment de la première infection. Il sera alors plus à même d'éliminer rapidement le virus ou la bactérie.

Le vaccin contient des extraits (des parties) du ou des microbes responsables de la maladie et fait réagir notre système de défense, le système immunitaire, comme si l'organisme était véritablement infecté.

En se faisant vacciner, on permet à notre corps de prendre connaissance de l'identité d'un germe et de s'en souvenir pour le cas où nous rencontrerions à nouveau ce microbe.
 

Variations sur un thème

Plusieurs types de vaccins existent. Les premiers à avoir été fabriqués étaient, comme on l'a dit plus haut, des vaccins atténués. La virulence de la maladie est réduite mais pas totalement. Ceci signifie que dans de très rares cas (1 cas sur 1.000.000 pour la variole, par ex.), le vaccin peut provoquer la maladie. Mais c'est tout à fait exceptionnel.

Les vaccins dits " inactivés " sont fabriqués en tuant le germe responsable. De cette manière, le risque de voir la maladie se déclarer est totalement inexistant. Toutefois, ces vaccins donnent une protection un peu moins rapide qu'avec les précédents. Ils présentent, cependant, l'avantage de pouvoir être associés à d'autres vaccins. La protection ainsi créée est même souvent meilleure que si les vaccins avaient été administrés seuls.

Certains vaccins ne sont pas dirigés contre le microbe lui-même mais contre les produits toxiques que ce germe fabrique, autrement dit ses toxines.

Ici, il s'agit d'inclure la toxine dans le vaccin. Cependant, elle doit, elle aussi, être inactivée pour ne pas que la personne recevant le vaccin ne soit malade.

Les injections vaccinales se déroulent souvent en plusieurs phases. La première injection protège déjà un peu l'organisme contre le germe, mais la protection définitive ne sera souvent acquise qu'après une ou deux injections supplémentaires.

A plus long terme, beaucoup de vaccins demandent des rappels. L'objectif de ceux-ci est de renforcer la mémoire de notre organisme à l'encontre du germe visé.

Malheureusement, il n'est pas encore possible de vacciner contre toutes les maladies infectieuses même si de nouveaux vaccins, de nouvelles combinaisons ou de nouveaux schémas de vaccination, sont mis au point régulièrement. Ce site a pour objectif de vous tenir informé dans ce domaine.


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