Qu’est-ce que le cancer du col de l’utérus?
Le cancer du col de l’utérus est une maladie au cours de laquelle les cellules qui tapissent l’intérieur du col de l’utérus se multiplient de manière incontrôlée.
Le cancer du col de l’utérus est-il fréquent?
Malheureusement, le cancer du col de l’utérus est loin d’être rare. Il occupe en fait la seconde place parmi les cancers les plus fréquents chez les femmes dans le monde entier. On en diagnostique environ 500.000 cas chaque année et la moitié des femmes atteintes meurent de cette maladie. Cela signifie que toutes les deux minutes, quelque part dans le monde, une femme meurt de cancer du col de l’utérus. Même dans des régions développées comme en Europe, par exemple, une femme meurt de cancer du col de l’utérus toutes les dix-huit minutes.
Quelle est la cause du cancer du col de l’utérus?
Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, le cancer du col de l’utérus n’est pas une maladie héréditaire. Il se développe suite à une infection par certains types de virus appelés papillomavirus humain ou HPV.
Heureusement, tous les types de HPV ne sont pas cancérigènes. Les types les plus dangereux cependant sont les types HPV 16 et 18. A eux deux ils causent plus de 70% des cancers du col de l’utérus. Il va de soi que le vaccin se dirige en particulier vers ces 2 types.
Comment le virus se transmet-il?
Le HPV peut se transmettre à l’occasion de rapports sexuels ou lors d’un contact intime de peau à peau dans la région génitale (les poils du pubis). Cela signifie que toute femme sexuellement active court le risque d’être infectée par ce virus. En réalité, jusqu’à 80% des femmes sexuellement actives se trouveront, à un moment ou à un autre au cours de leur vie, infectées par au moins un type de HPV.
Quels sont les facteurs de risque de cancer du col de l’utérus?
Le facteur provoquant le cancer du col de l’utérus est une infection chronique par un type de HPV cancérigène.
Il y a également d’autres facteurs comme le tabagisme, le fait d’avoir des partenaires multiples, d’avoir eu ses premières relations sexuelles très jeunes, etc., qui sont susceptibles d’influencer le développement d’un cancer du col de l’utérus.
Le meilleur moyen de contrôler l’état du col de l’utérus est de faire effectuer régulièrement des frottis vaginaux car cet examen représente à l’heure actuelle la manière la plus efficace d’identifier des altérations des cellules du col de l’utérus risquant de dégénérer en un cancer du col de l’utérus.
Est-il vrai que n’importe quelle femme peut développer un cancer du col de l’utérus?
Oui: toute femme sexuellement active peut être infectée par le HPV, lequel peut être à l’origine d’un cancer du col de l’utérus. Cela signifie que dès les premières relations sexuelles et tant qu’elles restent sexuellement actives, les femmes courent le risque d’être infectées par le HPV et de développer un cancer du col de l’utérus. Avoir déjà eu une infection HPV par le passé ne certifie pas une protection fiable contre une infection. Il est donc possible qu’une femme peut être infectée plusieurs fois dans sa vie avec le même type HPV. Une protection naturelle ne semble pas provoquer une protection assurée.
Ma fille a 24 ans et elle est déjà sexuellement active depuis quelques années. Est-ce encore utile de la vacciner?
Oui: la vaccination est utile chez toutes les femmes sexuellement actives. Le virus HPV ne s’arrête pas à 18 ans! Chaque femme reste à risque pour une infection à HPV durant toute sa vie. Une infection à HPV ne donne pas souvent de signes cliniques (est souvent asymptomatique), mais est très contagieuse par contre. Le virus a appris d’éviter notre système d’immunité. Ainsi le système immunitaire n’est pas stimulé adéquatement à produire assez d’anticorps contre le virus. Dans 50% des cas, il n’y a même pas d’anticorps du tout. Dans cette situation, une protection contre une infection à HPV future est probablement insuffisante. Une vaccination HPV renforce la réaction immunitaire corporelle et installe ainsi une protection forte et soutenue contre le cancer du col de l’utérus.
Une vaccination HPV combinée avec le dépistage par frottis vaginal font le duo idéal pour la prevention du cancer du col de l’utérus.
Comment se protéger contre le cancer du col de l’utérus?
Il existe une série de mesures que l’on peut adopter pour se protéger:
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Prendre connaissance de tous les faits démontrés sur le cancer du col de l’utérus et sa cause
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Faire effectuer régulièrement des frottis vaginaux de dépistage et, en cas de résultat anormal, se rendre à une éventuelle consultation de suivi chez son médecin ou accepter de suivre un traitement médical approprié le cas échéant
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Pourquoi les préservatifs ne protègent-ils pas totalement contre une infection par le HPV?
Les préservatifs permettent de réduire le risque d’infection mais ne protègent pas totalement contre une infection par le HPV. Cela peut être lié à une utilisation incorrecte du préservatif, mais aussi au fait que la peau à proximité immédiate des organes génitaux est particulièrement exposée à une contamination par le virus et qu’une infection par le HPV peut survenir suite à un simple contact peau contre peau.
Pourquoi le dépistage par frottis vaginal est-il à ce point important?
Des frottis vaginaux effectués régulièrement constituent la manière la plus efficace d’identifier les éventuelles anomalies du col de l’utérus. Faire effectuer régulièrement des frottis vaginaux de dépistage permet au médecin d’identifier et de contrôler d’éventuelles cellules anormales au niveau du col de l’utérus. Si nécessaire, un traitement précoce de ces anomalies pourra être extrêmement efficace.
Quand faut-il faire effectuer son premier frottis vaginal?
L’âge du premier frottis vaginal varie selon les pays. Dans tous les cas, il n’est jamais trop tôt pour demander à votre médecin, infirmière ou gynécologue à quel moment un frottis est nécessaire. La chose la plus importante à ne pas perdre de vue est que les frottis vaginaux doivent être répétés régulièrement car le risque de développer un cancer du col de l’utérus persiste pendant toute la vie, depuis le moment des premières relations sexuelles.
Le vaccin est efficace, mais n’exclut pas totalement le risque de cancer. La vaccination combinée au dépistage régulier reste le message le plus important à retenir.